Photographe


© 2018 Audrey Legerot, tous droits réservés

«Gentlemen club»,

«danseuses nues»,

«bar à champagne»,

La petite ville savoyarde d’Aix-les-Bains en regorge, il y en a plus d’une dizaine pour une petite ville de montagne. Dans les ruelles les plus étroites et oubliées, ces lieux appellent discrètement et se camouflent.

Des couleurs vives jaillissent du paysage terne pour appeler les désirs. La chaleur s’en dégage, elle réchauffe la ville refroidie par l’hiver savoyard. L’amour y est bref et s’échange contre des verres ou de l’argent.

Cache-caches, Trompes-l’oeil, reflets, brumes, portes fermées ; la surface des choses y reste ce qu’elle est, une surface impénétrable et laisse place au fantasme.

Ce reportage photographique recense les clubs pour homme de cette petite ville, avec une résonnance poétique au paysage alpin.



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                  'Le Lac'

"Éternité, néant, passé, sombres abîmes, Que faites-vous des jours que vous engloutissez ? Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure ! Vous, que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir, Gardez de cette nuit, gardez, belle nature, Au moins le souvenir !

Qu’il soit dans ton repos, qu’il soit dans tes orages, Beau lac, et dans l’aspect de tes riants coteaux, Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages Qui pendent sur tes eaux.

Qu’il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe, Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés, Dans l’astre au front d’argent qui blanchit ta surface De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire, Que les parfums légers de ton air embaumé, Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire, Tout dise : Ils ont aimé !»

Le poème a été écrit par Alphonse de Lamartine en 1817 sur les bords du lac du Bourget à Aix-les-Bains en mémoire de son amour perdu, Julie Charles.